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Vercors en autonomie WE du 11, 12 et 13 juillet 2020

Cette rando a été proposée avec notamment pour objectif de renouveler et faire perdurer le type « rando en autonomie » proposée par Georges par le passé. Nous avions d’ailleurs déjà réalisé un parcours quasi équivalent en 2012. C’était moi qui avais alors proposé à Georges d’aller faire un tour dans le sud Vercors. A notre retour il avait déclaré : « C’est super beau cette partie du Vercors, mais il y a trop de monde, et pas assez d’eau ! ».

Et bien sûr, cette version 2020, post confinement Covid, était encore pire sur ce plan.

Mais reprenons chronologiquement.

Le départ de Marseille à 2 voitures pour 5 personnes le samedi est effectif vers 9h00. Le pique-nique du samedi midi est pris au parking haut de la station du col du Rousset, départ de la rando, histoire de se délester de ce poids. L’objectif visé pour le lieu du premier bivouac, dans la plaine de la Queyrie, était largement réalisable dans l’après-midi, et sans besoin de se presser.

Avant le départ, nous faisons la pesée des sacs, histoire de détecter celui ou celle qui aurait réussi la meilleure optimisation, et surtout éviter d’avoir un des membres en surcharge. Tout le monde a su gérer ses besoins efficacement, et les charges emportées sont plus que modérées pour 2 nuits.

Nous n’emportons que très peu d’eau. Nous ferons le plein à la fontaine des Endettés, près de la cabane de Pré Peyret. La météo est conforme à l’attendu, et le ciel est en partie masqué par des nuages bas. Nous n’avons qu’un aperçu partiel de la chaîne du Vercors à l’est.

Arrivés à la fontaine des Endettés, nous ne ferons que peu de temps la queue pour remplir environ 8 litres d’eau, avec un débit qui permet de faire le plein somme toute assez rapidement, quantité que nous estimons nécessaire pour notre repas du soir, le petit déjeuner du lendemain, et la ration pour la journée du lendemain.

Une fois chargés de ce supplément nous voilà repartis pour le lieu de notre bivouac. Le temps est devenu clair et sans nuage, mais le vent s’est levé. Philippe m’a indiqué que dans le dernier Montagne Magazine, le coin du Vercors où nous allons a été identifié parmi les plus beaux sites de bivouac des montagnes françaises. Déjà que la fréquentation des lieux était élevée en 2012, voir commentaire de Geo rappelé en introduction, je crains le pire cette année, avec en plus l’effet post confinement qui a donné envie de nature aux français.

Arrivé dans la plaine de la Queyrie, à la hauteur de la carrière romaine, nous constatons que nous ne sommes pas les seuls à avoir eu l’idée d’un bivouac ici. Toutefois le lieu est vaste, et nous ne nous marchons pas les uns sur les autres. Toutefois pour la totale solitude, on repassera. Histoire de se mettre à l’abri du vent, nous choisissons une dépression du terrain qui nous permet de limiter l’exposition au vent en rafale. Notre vue sur les paysages en est fortement limitée, mais on ne voit plus aucune autre tente.

Le repas pris vers 20h00 ne durera pas. Il fait finalement assez frais, et avec le vent, personne ne ressent l’envie d’une longue veillée.

Le lendemain, le réveil des participants s’étale jusque vers 8h00, puis après petit déjeuner, et rangement de tout le matériel, nous nous mettons en route vers 10h00.

Direction le Grand Veymont. J’ai promis qu’on verrait des bouquetins au pied de ce sommet, et j’espère pouvoir tenir parole. J’ai proposé une version du parcours du jour qui après discussion et renseignements pris sur l’état réel des sources est revu. Tout le monde souhaite faire l’ascension du Grand Veymont, j’avais imaginé une alternative pour l’éviter. Nous monterons par la face sud et redescendrons par le versant nord jusqu’au pas de la Ville. Le nombre de randonneurs est impressionnant, et nous sommes bien une centaine à marquer la pause au sommet. Aucun bouquetin n’est visible au pied de l’ascension. Par contre nous verrons quelque jeunes, 6 ou 7, proches du sommet. Ensuite nous irons bivouaquer à côté de la bergerie de la Chau, près de la source éponyme. J’avais prévu d’aller plus loin, vers la fontaine des Serrons. Les 2 sources étaient censées être taries. Bivouaquer aux Serrons nous aurait obligé à prévoir un commando, chercheurs d’eau, jusqu’à la fontaine des Bachassons, un aller et retour d’au moins 1 heure, 1heure et demi en marchant bien. Finalement des randonneurs nous indiqueront que la fontaine de la Chau donne de l’eau, même si le débit est faible.

Arrivés à la Chau, je me dirige immédiatement vers la source. Je prends mon tour derrière un groupe qui a préparé au moins une dizaine de bouteille de 1l pour les remplir. Vu le débit il faudra bien 3 quart d’heure pour y parvenir. Pendant ce temps d’autres clients se présentent pour également faire le plein. J’ai bien fait d’aller à la source prendre notre tour. Pendant ce temps le reste du groupe choisit notre lieu de bivouac. Là aussi nous ne serons pas seuls. Environ une quinzaine de tentes sont disséminées dans un vaste espace. Une fois le plein d’eau effectué nous pouvons finir de monter les tentes et entamer le repas. Un habitué des lieux m’a indiqué que si le troupeau de moutons, nous sommes à proximité d’une bergerie, déboule dans cette grande prairie, çà peut occasionner quelques inconvénients pour les campeurs. On verra bien. Sitôt notre repas presque fini, nous commençons à entendre le son des cloches caractéristique des troupeaux de montagne. Puis nous voyons au loin les premières brebis et chèvres. A une cinquantaine de mètres de nos tentes sont installés une dizaine d’abreuvoirs. Ils sont situés entre nous et le troupeau, qui arrivé à proximité se met à courir. Ils déboulent vers nous et la scène est impressionnante ! Espérons qu’ils feront bien halte aux abreuvoirs et ne continueront pas leur course effrénée au-delà de notre camp. Ils s’arrêtent bien aux abreuvoirs, mais pas tous, et continuent ensuite sans précipitation leur progression vers nous, jusqu’à nous entourer et continuer au-delà en évitant les tentes de par notre présence qui les maintient à distance. Ils rejoignent des enclos aménagés à proximité de la bergerie de la Chau située à 1 ou 2 kilomètres de notre lieu de bivouac. On ne les entend plus. Il aurait été compliqué de trouver le sommeil s’ils avaient passé la nuit à proximité immédiate, avec les bruit des cloches et les potentiels dégâts que peuvent occasionner surtout les chèvres.

La nuit très calme permet à chacun de bien récupérer. Le soleil arrivé tardivement sur les tentes repousse encore par rapport à la veille l’heure du départ, sans pour autant remettre en question le timing de la dernière journée. En plus le lendemain est férié, et nous avons notre temps.

Le retour est une assez longue étape, mais sans beaucoup de dénivelé positif. Nous arrivons aux voitures vers 17 heures, et nous arrêtons à Chamaloc pour un dernier verre avant de nous en retourner sur Marseille et Aubagne.

Cette nouvelle rando en version autonomie s’est bien déroulée et a sembler plaire à toutes et tous. Il faudra remettre le couvert l’année prochaine. Réservez à peu près la même période si vous êtes tentés, car je compte bien de mon côté, vous proposer à nouveau un projet. J’ai déjà des idées sur le lieu de notre escapade.

Quelques photos accompagnent ce CR, mais pour en voir plus aller sur le lien suivant https://photos.app.goo.gl/F3QbAHnV6srA4if3A, ou sur l’onglet « lien photos ».



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